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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 19:03

Certains de nos adolescents sont particulièrement vulnérables et peuvent présenter des troubles psychotiques,

Il est particulièrement important de les mettre en garde et qu'ils ne se laissent tenter à aucun prix, les dommages sont irréversibles et très graves,

Voici une étude qui le rappelle, s'il en était besoin :

 

Image3

 

Le CANNABIS envisagé comme facteur de schizophrénie



Frontiers in Psychiatry

La consommation de cannabis entraîne un affaiblissement cognitif qui, à long terme, peut conduire à la schizophrénie. C’est la théorie défendue par cette étude, basée sur l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et menée à l'Université de Bergen (Norvège). Ici les chercheurs constatent une activité cérébrale chez les patients schizophrènes consommateurs de cannabis, globalement comparable à celle des patients schizophrènes non consommateurs, mais, en substance, avec des niveaux de capacité mentale plus élevés. Ils concluent, dans l'édition du 30 octobre de la revue Frontiers of Psychiatry, que le cannabis peut être facteur de schizophrénie (et non pas facteur de capacité mentale accrue chez les patients schizophrènes).

"Alors que l'activité du cerveau pour les deux groupes, consommateur et non-consommateur est globalement similaire, il y a des différences subtiles entre les personnes souffrant de schizophrénie ayant des antécédents de consommation de cannabis et celles qui n'ont jamais consommé de cannabis. Ces différences nous amènent à penser que la faiblesse cognitive menant à la schizophrénie est imitée par les effets du cannabis chez les personnes non psychotiques », explique Else-Marie Loeberg, auteur principal de l'article et professeur de psychologie à l'Université de Bergen.

Son étude a porté sur 26 patients qui devaient accomplir des tâches cognitives difficiles sous IRMf : Les participants devaient, par exemple, écouter des syllabes différentes dans chaque oreille et essayer de dire quelle syllabe avait été prononcée lorsqu’ils recevaient l’instruction de se concentrer sur l’oreille gauche ou l'oreille droite. C’est une tâche difficile pour n'importe qui, mais particulièrement difficile pour les patients schizophrènes, précisent les auteurs, car ces patients ont souvent des capacités d’attention plus faibles et notamment des difficultés dans le traitement des indications verbales.

L'expérience montre que les consommateurs de cannabis souffrant de schizophrénie ont toujours des niveaux plus élevés d’activité cérébrale durant les tests ainsi qu’un nombre plus important de bonnes réponses. Les chercheurs de Bergen soutiennent l'idée que les consommateurs de cannabis présentent des caractéristiques schizophréniques mais sans être atteints des mêmes faiblesses neurocognitives que les autres patients atteints de schizophrénie.

En bref, les auteurs confirment une théorie parfois défendue, celle que c'est le cannabis lui-même qui pourrait mener des personnes non-psychotiques vers la schizophrénie en entraînant un déclin cognitif comparable à celui constaté dans la maladie mentale.

Source:Frontiers in Psychiatry doi: 10.3389/fpsyt.2012.00094online 30 October 2012 An fMRI study of neuronal activation in schizophrenia patients with and without previous cannabis use (Visuel© Ademoeller - Fotolia.com)

Par danièle - Publié dans : Prise en charge médico-sociale
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Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 15:07

Nos enfants ont souvent des difficultés de mémorisation et nous devons faire oeuvre d'imagination pour qu'ils se souviennent de ce qu'ils ont appris,

Voilà un article qui peut nous aider à les mettre en situation pour mémoriser :

 

Trous de MÉMOIRE: On passe la porte et on oublie...

 

Pourquoi?


Actualité publiée le 20-11-2011

Journal of Experimental Psychology

Chacun d’entre nous a déjà vécu cela, passer une porte, entre dans une autre pièce et … oublier ce que nous venons y faire. Cette étude de l'Université de Notre Dame montre que franchir des portes peut réellement causer ces fameux trous de mémoire. Car le passage de la porte servirait de frontière entre les différents événements, dans notre cerveau, segmentant ainsi dans notre mémoire, les épisodes de notre activité quotidienne. Des conclusions surprenantes publiées dans le Journal of Experimental Psychology. Bref, si vous avez un trou de mémoire une fois parvenu(e) dans la pièce voisine, ne vous inquiétez pas, c'est "normal".

Gabriel Radvansky, professeur de psychologie à l’Université de Notre Dame, s’explique : "Se rappeler la décision ou l'activité à accomplir dans l’autre pièce est difficile parce nos décisions sont compartimentées."
Le chercheur a mené 3 expériences dans des environnements réels et virtuels, avec des participants étudiants en leur demandant d’accomplir des efforts de mémoire lors de la traversée d'une salle et en
franchissant une porte.

·         Dans la première expérience, les sujets placés dans un environnement virtuel devaient passer d'une pièce à l'autre, en sélectionnant un objet sur une table puis l'échanger contre un autre objet placé sur une table différente, dans une autre pièce. Les participants devaient faire ensuite la même chose en se déplaçant à travers la pièce, mais sans franchir de porte. L’auteur constate que les sujets oublient bien plus fréquemment ce qu’ils ont à faire s’ils doivent passer une porte que s’ils doivent simplement se déplacer dans la pièce. Cela suggère que la porte ou «limite de l'événement » entrave la capacité d'une personne à suivre le fil de ses pensées ou à garder en mémoire les décisions prises dans une pièce différente.

·         La deuxième expérience se déroulait dans le monde réel, dans le laboratoire du chercheur .

      Il s’agissait de dissimuler dans des boîtes des objets choisis sur une table et de se déplacer soit à travers une pièce, soit de parcourir la même distance mais en franchissant la porte. Les résultats sont identiques à ceux de la précédente expérience, en environnement virtuel. Franchir la porte diminue la mémoire des sujets.

·         La dernière expérience a été conçue pour tester si les portes servent de limites réelles aux différents événements ou si notre capacité de mémoire immédiate est liée à l'environnement dans lequel la décision a été conçue et prise. Des recherches antérieures ont montré que les facteurs environnementaux peuvent en effet affecter la mémoire et que l'information mémorisée dans un environnement donnée est mieux retranscrite dans le même contexte. Dans cette expérience, les sujets ont dû passer plusieurs portes pour se retrouver dans la pièce de départ où leur décision avait été conçue.

Mais, là encore, les résultats ne montrent aucune amélioration de la mémoire, ce qui suggère que l'acte de passage d'une porte est un moyen pour l'esprit, de segmenter les « fichiers de nos souvenirs».

Source : Quarterly Journal of Experimental Psychology, 64, 1632-1645 Walking  through doorways causes

Par danièle - Publié dans : Scolarité
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Dimanche 23 septembre 2012 7 23 /09 /Sep /2012 21:44

Voici un article paru dans la revue de presse "Génétique" très intérressant,

 

Dans le quotidien Le Figaro daté du 17 septembre, le Docteur Nathalie Szapiro-Manoukian effectue un état des lieux des dernières évolutions concernant le diagnostic des maladies génétiques. Ainsi, elle explique en premier lieu que "pour beaucoup de familles, les maladies génétiques sont encore synonymes de double peine. D’abord car il n’existe le plus souvent pas de traitement curatif. Ensuite, parce que notre société a de gros efforts à faire en matière d’intégration des enfants et des adultes atteints d’une maladie génétique (et d’un handicap en général).Or, [précise-t-elle], il est important d’aider les familles à identifier le problème. Cela évite certaines interprétations hasardeuses, encore trop fréquentes, en cas de troubles comportementaux, en particulier".

Puis, le médecin explique que les consultations postnatales des parents avec leur enfant représentent 35% des consultations du Dr Géraldine Viot, médecin aux Hôpitaux Universitaires de Paris Centre. Et les "motifs de consultations sont […] variés : difficultés d’apprentissage, troubles du comportement, signes faciaux, malformations, retard de croissance etc…". Selon le Dr Viot, "les progrès technologiques phénoménaux réalisés ces trente dernières années dans ce domaine ont bouleversé la pratique de la génétique. L’analyse de nombreux gènes en une seule technique est maintenant possible, réduisant considérablement les coûts des examens et le délai pour le rendu des résultats. Résultats, 40 à 50% des affections génétiques sont aujourd’hui identifiées".

Enfin, le Dr Szapiro-Manoukian précise que "l’identification permet de porter un diagnostic, d’adapter la prise en charge et d’anticiper d’éventuelles complications", mais également que "les frères et sœurs [sachent] s’il existe un risque pour leur descendance ou s’il s’agit d’une mutation sporadique n’ayant pas de risque de se reproduire". Par ailleurs, "la découverte échographique d’une ou plusieurs caractéristiques pouvant être d’origine génétique [tel qu’] une malformation cérébrale, des anomalies osseuses, une nuque trop épaisse ou un retard de croissance", sont "des situations anxiogènes" explique le Dr Szapiro-Manoukian. Elle précise : "il faut alors bien expliquer quels sont les risques pour l’enfant à naître et proposer, si le couple le désire, des analyses pour asseoir les hypothèses diagnostiques".

Le Figaro (Dr Natahalie Szapiro-Manoukian) 17/09/12

© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

Par danièle - Publié dans : Prise en charge médico-sociale
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